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GB-Trois Iraniens jugés pour espionnage à l'encontre de journalistes
information fournie par Reuters 06/10/2026 à 14:34

Trois hommes iraniens sont accusés d'avoir espionné des journalistes au Royaume-Uni pour le compte des services de renseignement de Téhéran, ont déclaré mardi les procureurs devant un jury londonien.

Le trio est soupçonné d'avoir surveillé, entre août 2024 et mars 2025, des journalistes travaillant pour Iran International, une chaîne de télévision en persan critique à l'égard du gouvernement iranien.

Mostafa Sepahvand, 41 ans, Farhad Javadi Manesh, 46 ans, et Shapoor Qalehali Khani Noori, 57 ans, ont chacun nié les deux chefs d'accusation retenus contre eux en vertu de la loi sur la sécurité nationale (National Security Act), adoptée pour conférer aux autorités de nouveaux pouvoirs pour lutter contre les menaces étrangères.

Leur procès devant la Cour d'assises de Woolwich a débuté cette semaine, dans un contexte de tensions croissantes entre la Grande-Bretagne et l’Iran, qui, selon les procureurs, a déjà pris pour cible des dissidents tant à l’intérieur de la République islamique qu’à l'extérieur.

Le procureur Emlyn Jones a indiqué que les trois accusés avaient mené des recherches sur au moins deux journalistes d’Iran International, se rendant à des adresses qui leur étaient liées et prenant des photos et des vidéos en vue d’une attaque que Mostafa Sepahvand devait mener.

"Leur objectif ultime était qu’une de ces cibles, voire plusieurs, soit sujette à des violences graves, sans doute en représailles à leurs critiques à l’égard du régime iranien et dans le but de faire taire et de dissuader d’autres personnes", a dit Emlyn Jones.

Les trois accusés ont reconnu s’être rendus sur place et avoir pris des photos et des vidéos, mais ont contesté les motifs de leurs actes.

Le procureur a précisé que Farhad Javadi Manesh et Shapoor Qalehali Khani Noori ont affirmé ne pas savoir qu’ils agissaient ainsi pour aider les services de renseignement iraniens, tandis que Mostafa Sepahvand a reconnu qu’il en était conscient, mais qu’il avait été "intimidé ou menacé pour qu’il agisse de la sorte".

(Rédigé par Sam Tobin; Version française Rihab Latrache ; édité par Benoit Van Overstraeten)

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